Pièce en phase d’obsolescence ou pièce obsolète : quelle différence ?
Dans l’industrie, les évolutions techniques, réglementaires ou économiques entraînent nécessairement des changements matériels ou logiciels réguliers. L’obsolescence fait donc partie du quotidien des industriels et peut sérieusement compliquer la gestion des stocks de pièces détachées. Surtout qu’il y a une différence entre une pièce en phase d’obsolescence et une pièce obsolète !
Face aux perturbations durables que connaît la supply chain mondiale, il est donc vital pour l’industrie de s’entourer des partenaires capables de sécuriser les approvisionnements en pièces obsolètes.
La phase d’obsolescence - phase de déclin du produit
Après la phase de lancement, de croissance, puis de maturité d’un produit sur le marché vient la phase d’obsolescence. Cette phase inévitable de déclin des ventes est ainsi la dernière phase du cycle de vie d’un produit.
Tout produit manufacturé possède donc une durée de commercialisation limitée. C’est vrai pour les produits de grande consommation, mais ça l’est aussi dans l’industrie.
Or, comme les installations industrielles sont faites pour être rentables et donc pour durer plusieurs dizaines d’années, il arrive toujours un moment où certains éléments deviennent obsolètes.
Les plus gros fabricants d’automates, de moteurs ou de variateurs vous permettent heureusement d’anticiper la fin de la commercialisation en annonçant une date précise. Une information particulièrement utile en vue de constituer des stocks.
Pendant cette période, les fabricants diminuent alors peu à peu la production et finissent d’écouler leurs stocks.
Mais qu’arrive-t-il lorsque la référence devient obsolète et qu’elle n’est plus du tout commercialisée ?
L’obsolescence – la fin de vie du produit
Après la date de fin de commercialisation, lorsque le produit devient « discontinued », il est donc déclaré obsolète. Néanmoins, il n’est pas pour autant introuvable et vous pouvez vous tourner vers un fournisseur comme SEUJET pour obtenir la référence qu’il vous manque, en reconditionné et parfois en neuf.
Vous recherchez une pièce industrielle ?
Par ailleurs, certains constructeurs proposent aussi des alternatives :
- Des références de remplacement, directement depuis la page web du produit obsolète ;
- Un service de maintenance comprenant de la réparation ou des pièces détachées, pendant une certaine période, jusqu’à la date de « end-of-service » (EOS).
Lorsque c’est possible, opter pour une maintenance permet ainsi à l’utilisateur de prolonger la durée d’utilisation de la carte électronique, du composant ou du moteur devenu obsolète.
Néanmoins cette éventualité n’est pas toujours proposée et la décision de proposer ou non un service de réparation ou une fourniture de pièces détachées obsolètes dépend de chaque constructeur.
En réalité c’est encore plus subtil, puisque la date de « end-of-service » varie d’une référence à l’autre, y compris au sein d’une même gamme.
Pour faire simple : il n’y a aucune règle !
Exemple des processeurs de la gamme Modicon Quantum 80186 de Schneider Electric :
- La référence 140CPU11302 est « discontinued » depuis le 31 mai 2015, mais le constructeur propose un service de maintenance jusqu’au 31 décembre 2024 ;
- Mais pour une autre référence de la gamme (140CPU11302C), « discontinued » depuis la même date, la fin du service de maintenance s’est terminée 1 an et demi plus tôt, le 31 mai 2023 ;
- Et pour une 3e référence (140CPU11303C), c’est encore différent, puisqu’elle est « discontinued » seulement depuis le 31 juillet 2024, mais sans « end of life » affichée.
Notons, par ailleurs, que Schneider propose dans les 3 cas une solution de remplacement différente.
L’audit d’obsolescence : la solution pour identifier les références obsolètes
L’exemple précédent démontre bien qu’il n’y a pas d’autre choix que de gérer l’obsolescence au cas par cas, et de rechercher les informations composant par composant !
C’est une tâche fastidieuse, qui demande un travail de référencement de chaque machine et l’établissement d’un listing des composants avec les dates de « end-of-service » pour les produits obsolètes.
Enfin, ce travail d’audit, qui peut être confié à un tiers comme Seujet, devra être renouvelé à intervalles réguliers. Une veille d’obsolescence proactive peut aussi être mise en place pour vous permettre de surveiller les dates d’obsolescence de vos pièces. Une option particulièrement utile lorsque les références sont nombreuses !
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Les équipes de maintenance peuvent donc stocker…

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