Faut-il rallonger au maximum la durée de vie de ses équipements industriels ?

Dans une certaine mesure, augmenter au maximum la durée de vie de ses équipements permet de réaliser des économies d’échelle puisque cela peut repousser de coûteuses migrations vers des lignes de production dernier cri.

Néanmoins, le choix entre réparation, revamping/rétrofit ou remplacement complet, est surtout une affaire de compromis entre considérations économiques, écologiques et technologiques.

Prendre en compte la dimension technologique

Pourquoi remplacer un équipement qui fonctionne encore très bien ? La réponse à cette question est souvent simple : pour disposer d’un équipement qui fonctionne encore mieux !

Le concept d’évolution technologique est à la base du progrès technique et il ne date pas d’hier, puisqu’il est aussi vieux que l’ère industrielle. Dès la fin du XVIIIe siècle, des penseurs d’économie politique ont alors réfléchi à la réduction de la durée de vie des machines, donnant naissance à un autre concept : celui d’obsolescence programmée.

En permettant de gagner en productivité, l’évolution technologique est donc indissociable du concept d’obsolescence. Mais toutes les évolutions technologiques ne se valent pas ! La question du rapport gains technologiques/investissements se pose donc régulièrement dans l’industrie…

Bien souvent, et de manière assez logique, le gap technologique est proportionnel à l’âge de l’équipement remplacé. Par conséquent, plus vous repoussez la date de migration vers un système récent, plus les gains en termes de performances seront importants.

L’aspect économique et financier

C’est évident, le passage d’équipements obsolètes à des systèmes plus récents a un coût. Mais la réparation aussi en a un, de même que le remplacement de pièces obsolètes, dont le prix ne fait qu’augmenter avec le temps !

Par ailleurs, la question de l’obsolescence implique aussi des coûts sur le long terme, plus difficiles à évaluer. Par exemple, ne pas migrer à temps vers des systèmes plus récents peut constituer un frein à la conquête de nouveaux marchés. Cela peut être le cas si les évolutions technologiques impactent la productivité. 

Il est donc capital d’évaluer les conséquences d’un éventuel retard technologique. L’impact peut-être mineur ou important, tout dépend des marchés adressés, du niveau de criticité de vos équipements, etc.

L’aspect économique et financier

Du point de vue de l’environnement, maintenir au maximum la durée de vie des équipements est un moyen de réduire leur impact sur l’environnement. C’est même l’un des principes de l’éco-conception !

Si cela est vrai pour les biens de grande consommation, c’est un peu plus compliqué vis-à-vis des procédés industriels.

La réparation et le réemploi sont effectivement des leviers d’éco-conception efficaces, néanmoins il n’est pas réaliste, ni même souhaitable de chercher à prolonger la vie des équipements industriels à l’infini.

Pour un industriel, prolonger la vie des équipements de production au-delà d’une limite acceptable c’est aussi le risque de passer à côté d’évolutions technologiques majeures. Or, certaines évolutions ont un fort intérêt du point de vue environnemental.

C’est notamment le cas des technologies permettant d’économiser de l’énergie : compteurs connectés, solutions de management de l’énergie, etc.

Des évolutions réglementaires en faveur de l’écoconception

Les standards industriels évoluent aussi par la réglementation.

La modernisation d’équipements est souvent le résultat de l’apparition de nouvelles normes ou réglementations, pour des raisons environnementales, de sécurité, etc.

Le nouveau règlement européen (UE 2019/1781) relatif au rendement des moteurs électriques et variateurs en est le parfait exemple.

Les moteurs électriques et variateurs sont donc désormais soumis à des exigences en matière d’éco-conception, avec des valeurs minimales de rendement à respecter.

Grâce à cette réglementation, l’UE espère réaliser des économies d’énergie importantes et réduire ses émissions de CO2.

Bien évaluer les risques

Comme nous l’avons déjà dit dans plusieurs articles, si l’obsolescence constitue un risque, elle peut être gérée et parfaitement maîtrisée. 

Dans tous les cas, la clé du succès est donc dans l’anticipation de ce risque, par :

  • Des audits d’obsolescence réguliers ;
  • Le stockage de pièces de rechange dès que l’obsolescence est annoncée ;
  • La planification de la maintenance, afin de prévoir les arrêts de production ; 
  • L’identification préalable de partenaires pour la fourniture de pièces obsolètes et la réparation ;

La décision de faire durer les équipements ou non est donc basée sur de multiples critères.

Que vous préfériez conserver vos équipements obsolètes, procéder à une modernisation partielle ou opérer un remplacement complet, il n’y a pas de mauvais choix : tout dépend de vos besoins ! 

L’une des méthodes les plus puissantes pour prolonger la durée de vie de manière intelligente est le revamping. Découvrez tout sur cette stratégie dans notre guide complet sur le revamping d’automate.

Que ce soit pour la fourniture d’équipements neufs, la réparation ou un projet de modernisation, Seujet Automation peut vous accompagner.

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